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Les intronisés de 2007
Le Grand Conseil de la Confrérie de l'Aumônière
de Malonne a procédé à l'intronisation de
6 nouveaux Aumougneux lors de son sixième chapitre
ce 17 février 2007. Découvrons ensemble les
candidats au travers de leur harangues de présentation,
texte en alexandrins lu par leurs parrains :
Jacques CHARLES
François DELBART
Bernadette GILLES
Thomas HENDRICK
Bernadette HENIN
Pol WART
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Jacques CHARLES
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C'est par un beau matin de l'hiver 63 que pointa le bout du nez notre ami … et, comme un bon présage, il vint à l'heure de l'apéro en ce jour de fête qu'est le 31 décembre.
Le vague souvenir de cet hôpital de Saint-Jos-Ten-Node et des bagarres lors des vacances avec ses petits compagnons flamands de colonie sont hélas à peu près tout ce qu'il a gardé de ce contact avec la langue de Vondel. C'est d'ailleurs à Gembloux qu'il passe toute son enfance, jouant a merveille le rôle de grand protecteur de son petit frère Guy.
Cet homme qui se présente à nous sous son apparence timide et que l'on décrit de caractère analytique et un peu tête en l'air nous cache sous son air réservé un fameux tempérament.
Déjà lors de ces joyeuses colonies de vacances, notre petit Jacques montrait son caractère aventureux et fonceur lors d'expéditions spéléo improvisées dans les grottes et cavités du coin, ou dans le dortoir des filles ... jamais bien loin de son inséparable copain Pierre. Débordements que lui feront d'ailleurs regretter, bien des années plus tard, les petits gars des colonies de vacances lorsqu'il sera a son tour devenu moniteur.
Le saviez-vous ? Jacques a un totem scout : apollon. Serait-ce en rapport avec ses rôles de « sexe symbole » lors des spectacles de la fête au village ? Ou une réminiscence de sa réputation de dragueur dans les campings de la région de Durbuy ? A moins qu'il ne faille allez chercher beaucoup plus loin cette faculté d'attirer l'attention sur son physique auprès des douaniers italiens qui disaient déjà de lui (à moins que ce ne soi de son frère) « ma que bello bambino » au passage de la frontière.
Père a son tour de deux charmants enfants, ce papa « chacha », n'hésite pas un instant a égratigner en privé cette image d'hidalgo pour faire rire les petits en imitant l'humoriste Momo ou a mettre a profit sa formation de gymnaste pour faire une roue parfaite en dansant le « french cancan » lors de la fête au village.
S'il y a bien une caractéristique de Jacques que ces proches ne risquent pas de manquer, c'est bien son attirance pour la bonne chair et la nourriture en général. Dire de Jacques qu'il est gourmand est un pléonasme. Déjà enfant, pour lui, « faire du lèche vitrine » voulait dire « contempler la vitrine du restaurant le Sanglier des Ardennes ou saliver devant les étaux des magasins de friandise du coin ».
Jeune, il connaissait parait-ils le gout de tous les bonbons qui existaient … bien avant que la publicité ne les présente au public. C'est a un point tel que ses collègues se demandent s'il n'aurait pas fait symbiose permanente avec un ver solitaire. Jacques, n'a d'ailleurs pas besoin d'occasion spéciale pour dévorer quelques « treets » (pour les moins de 20 ans, on dit maintenant M&M) … surtout après un bon steak–frites-salade … moins d'une demi-heure avant le jogging hebdomadaire … et par paquet de 500gr !
Dans le quartier, il est de notoriété qu'il supporte bien mieux un steak de 800gr qu'une bouteille d'eau de villée, sous peine de faire un petit roupillon affalé « sur » … ou devrais-je dire « dans » …le barbecue.
Mécanicien de formation, Jacques fait carrière d'abords comme militaire, ensuite comme comptable et enfin comme directeur financier … il y a décidément de ces cheminements qui ne s'expliquent pas.
Quand il rentre du boulot, Jacques aimerait volontiers s'occuper plus de sa vieille carcasse a la maison … non, je ne me permettrais pas de parler en ces termes de sa charmante épouse mais bien de l'épave de Peugeot 304 dont il a entassé les pièces depuis deux ans dans son garage.
Pour Jacques, voiture rime aussi avec vitesse. S'il y a bien une chose qu'il déteste, c'est qu'on le dépasse. Heureusement, il a d'autres moyens d'exprimer cette passion pour la vitesse ; comme par exemple lorsqu'il chausse des skis, 20 ans après sa première et unique expérience … et quelques rappels théoriques des copains … pour dévaler tout droit et a plein tubes une piste rouge.
Cela n'a cependant rien n'à voir avec la raison pour laquelle une de ses proches copines l'a surnommé « rapid-jack ». Ne vous méprenez pas, c'est pour souligner le paradoxe qui consiste à aimer la vitesse mais a prendre au moins une demi-heure pour retirer sa cravate, a s'y prendre toujours a la dernière minute ou d'être systématiquement toujours le dernier a table tant il est bon de mastiquer et remastiquer cette bonne nourriture qui lui plait tant.
Des que l'occasion se présente, Jacques ne rechigne jamais a se défouler sur le piste de danse ; de préférence sur un bon ska ou dans un pogo énergique.
Quand il est décidé, rien n'arrête Jacques. Ni faire un trépied en force, ni même monter deux étages avec un séchoir tout neuf sur le dos pour faire une surprise a son épouse au retour de la maternité.
Si vous avez besoin d'un coup de main, appelez … et Jacques est la. Il ne sait pas dire non ; ni a son épouse, ni a son employeur non plus. Il préfère d'ailleurs donner un coup de main que d'en demander un.
C'est ce cœur généreux que Malonne connaît et c'est ce personnage bien équilibré et fidele en amitié que la confrérie se fait une joie d'accueillir en son sein aujourd'hui !
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François DELBART
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Le vingt trois mars soixante et un naissait un bien joli bambin
Sa taille en fit rêver plus d’un, mais son poids était très moyen
Ce qui fit dire à son médecin « ho qu’il est laid ce maigrichon »
Alors que ce petit gamin pesait trois kilos huit tout rond
Sa maman s’appelle Bernadette et son papa se nomme Albert
Ils faisaient une drôle de minette quand leurs parents, d’un air sévère
Ne voulurent pas l’appeler François car ce n’serait vraiment pas gai
Si du Cabacca au Tombois à Malonne on l’appelait « li chwè »
A trois ans avec sa cousine il jouait sur une balançoire
Et quelle ne fut pas sa mine, lorsque quelques instants plus tard
Il tomba et coupa sa langue, provoquant une drôle de panique
Car Albert le voyant exsangue le fit recoudre à la clinique
Il avait du tempérament et déjà à l’école primaire
Il se montra si dérangeant envers ses coreligionnaires
Que le prof à bout d’arguments et ne sachant plus comment faire
Craignant le pire des accidents l’évacua du bus scolaire
C’est à Namur à l’IATA qu’il développa son art graphique
Et c’est là-bas qu’il attrapa le goût des photos argentiques
Cette expérience l’a conduit à pratiquer l’infographie
A la Province où il travaille, au service de l’imprimerie
Il ne ménage pas ses efforts et se dépense sans compter
Au point que parfois il s’endort dans le train qui doit le ramener
Quittant Bruxelles pour Namur, il ne sait plus où il se trouve
Il prend le rail pour monture et c’est à Brugge qu’il se retrouve
Il est fidèle en amitié avec tous les gars du volley
Sport qu’il pratique depuis longtemps avec une grande agilité
Pour lui Johnny n’a plus de secret, il en connaît toutes les facettes
A que c’est vrai tout il ferait pour aller voir cette grande vedette
Le modélisme est sa passion et elle passe au-dessus de tout
Il demande calme et précision, ce qui sont deux de ses atouts
Il réduit voiture ou avion ou même bateaux de croisière
Espérons que ce compagnon n’amincira pas l’aumônière
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Bernadette GILLES
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Native de Namur, Bernadette s’en va
Dès sa petite enfance parce que son papa
A trouvé de l’emploi au pays du fendant.
Et s’établit en Suisse, au bord du lac Léman.
Déjà plutôt liante ou pensant à demain
Elle explore l’endroit et se fait un copain,
Fils d’un ambassadeur : rien de tel après tout
Quand on aime parler tout en gagnant des sous.
Mais comme sa maman a le mal du pays
C’est toute la famille qui revient par ici.
Bernadette ramène de là-bas un accent
Dont tout son entourage s’amusa très longtemps.
Toujours aussi liante, au collège d’Erpent,
Elle expérimenta la première année mixte.
Ivre de découvertes, aimant le changement,
Elle a fait tant d’écoles qu’on la connaît partout.
Si vous voulez vraiment répondre à ses désirs
Offrez à Bernadette quelques bons chocolats
C’est son péché mignon, c’est son plus grand plaisir
Avec un verre de vin, là c’est vraiment extra.
Par contre pour les bières, elle est bien moins experte.
Elle ne sait que choisir entre une Rochefort
De couleur bleue ou rouge et répond au garçon
Qui pose la question qu’elle préfère une brune.
Au moment de l’affaire des tueries du Brabant
Partie entre copains au Palais de Justice
Pour prendre des photos, elle emmène avec elle
Un tiroir tout entier avec ses maquillages.
Ils réalisent là un grand roman photos,
Et puis dans l’euphorie elle oublie le tiroir…
Mais comme le bon dieu veille sur les étourdis
Elle le retrouva quelques heures plus tard
Commerciale de métier, elle aime aussi flâner
D’un magasin à l’autre pour faire du lèche-vitrines,
Et peut avec sa fille y passer la journée.
Donc si elle vous invite, un conseil méfiez-vous !
Toujours partante pour une bouffe improvisée
Elle sait s’amuser et aime rendre service
Deux qualités majeures pour être intronisée
Parmi les aumougneux dans notre confrérie.
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Thomas HENDRICK
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Thomas Hendrick est né de père jurisconsulte,
Et couvé par sa mère gardienne des saveurs.
Vingt ans de vie mais au moins dix sous l’édredon,
Soigneux, pipi du chat l’en sortira d’un bon.
Restant près de maman, au camp jamais ne va,
Mais à cinq ans mal la deux-chevaux conduira.
Zouave il l’était déjà, tambour deviendra,
Maître Bertulot à Gerpinnes lui apprendra.
Depuis la maternelle St Berthuin veille sur lui,
M. Schoofs ayant été son meilleur ami.
Trois mois de droit, trois secondes d’instituteur,
Il sera trois jours sanglier, payé un mois.
Serviable, discret, tourné vers les autres,
Depuis quatre mois infirmier il s’exerce.
Petite balle et palette le rende adroit,
Papa pense qu’il deviendra un grand C3.
La pré narcose joyeuse, aux infirmières
Il dévoile les flatulences paternelles.
Fin gourmet, il adore les escargots à l’ail,
Mais c’est dans le siphon qu’il laisse ses cornichons.
Réincarné œnologue ou opticien,
Il confond néanmoins brosse et hérisson.
Mais les cailloux et la neige il voit très bien
Les glisser dans le lit de sa sœur, quel fripon.
Des Wallonies il rentre dans un drôle d’état,
Evitant ses parents, au chien il raconta.
Pour tous nos chapitres ses bras il nous confia,
Enfin, devant le bar aujourd’hui il sera.
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Bernadette HENIN
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Namur, le 27 janvier 1960
Malonne ne sait pas encore ce qui lui arrive
Si pour sa chère maman, c’est la fin de l’attente
Ce n’est que bien plus tard qu’on aura la surprise
Bernadette est accroc de Parrain et Marraine
A tel point qu’aujourd’hui elle ne compte pas son temps
Et c’est avec plaisir que deux fois par semaine
Elle va rendre visite à celle qu’elle aime tant
C’est une vraie boule de nerfs, ça se voit dans ses yeux
Et quand pour faire prière elle se rend à Lisieux
Durant tout le trajet et malgré le brouillard
Elle ne cesse de chanter comme un joyeux fêtard
Une période de sa vie se passera à l’école
Où elle aura à cœur d’apprendre à ses ados
Que pour faire gâteaux et bonnes profiteroles
Il faut savoir peser et ne pas mettre trop
Elle aime bien contrôler , et agit en expert
Ses collègues se souviennent qu’ils devaient justifier
Devant celle qu’ils appelaient « régente ménagère »
Le nombre de « noquettes » de beurre subtilisé
Mais elle n’avait pas peur de ces quelques matchos
Qui contestaient le fait qu’il fallait tout peser
Et pour quelques « pougnies » de sucre mis en trop
Elle savait les tancer, ils en étaient penauds
Elle fut notre voisine à la route d’Insepré
Nos enfants se souviennent de ces très chauds étés
Où Bèbè sans rien dire attrapait le tuyau
Et leur faisait sentir la froideur de l’eau
Tout le monde l’appréciait, même nos nains de jardin
Et il arrivait même quand nous étions partis
Qu’ils aillent se promener et qu’au petit matin
Bèbè allant dormir les trouve dans son lit
Dans sa boulangerie, on ne fait que blaguer
Même Nancy et Irène trouvent à s’amuser
Pourtant Madame est là et va anticiper
Avant que ces deux là n’aient même pu commencer
Elle a dès le début cru en notre aumônière
Et lui a réservé la place qu’elle mérite
De ce noble produit elle a su être fière
Et dans sa boulangerie, tous elle nous invite
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Pol WART
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Léopold, dit Pol Wart , est jeune depuis longtemps …
Et ceux qui le rencontrent en sont franch’ment content
Ne faisons pas ici le rapport d’une vie
Mais soulignons seul’ment ce qui nous réunit
Son pays d’origine ? banlieue de Charleroi !
Sur les flancs des terrils, gamin il y joua
Pour sa scolarité , il va au Sacré-Coeur
Vous aurez donc compris pourquoi il a Grand coeur
D’Afrique il nous revient, avec Marie-Thérèse
Et s’engage aussitôt au service des collèges
Il y est gestionnaire , mais sans être économe !
Lui dépense, un autre paye ! C’est assez simpl’ en somme …
Le rêve diront certains, de travailler ainsi
Et bien non, croyez-moi ! Ce n’est pas sans soucis !
Son calme est légendaire ainsi que sa patience
A l’écoute de tous, il l’est, en permanence
Mais ses avis sont nets, et sans ambiguïté
Et s’il mène une action, c’est avec fermeté
Pour ceux qui parmi nous ne fréquentent pas Malonne
Nous ferons l’inventaire des lieux où Pol se donne
Saint-Vincent, ou Cinex, en « abeille », … il butine
Il dépanne, il répare, entre les coups, jardine
Car il a la main verte, il aime son jardin !
Et pour le potager, tous les bons plans fait siens
De toutes les nobles causes, il est dev’nu l’apôtre
Et toujours sans compter, il se dévoue aux autres
Oxfam, Malonne Première et les Unités Scouts
Où un fut le « Grand chef », par dévouement sans doute
Il est au Camp parents le conseiller de tous
Il a même des tisanes pour le premier qui tousse !
A Nantes il a appris à faire des fours solaires
Il rêve de cuire sa soupe le soir … sous réverbère
Un livre le passionne ? Il y passe le nuit
Et se plait le matin à vous faire le récit
Il aime voyager et vivre à la dure
C’est un esprit « Grand Scout » qui chez Po Pol perdure
Et bien qu’il soit « abeille » il doit parfois lutter …
Contre moustiques et taons qui visent à le bouffer !
Mais Pol en a vu d’autres, et s’est bien requinquer !
Sa maison est de toutes, la plus proche du Grand Feu
Dès lors la Confrérie le sollicite … un peu
Un peu, … beaucoup, … souvent, … mais il paraît content
Aussi devient-il aujourd’hui … AUMOUGNEUX … tout « naturellement »
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