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Les intronisés de 2005
Le Grand Conseil de la Confrérie de l'Aumônière
de Malonne a procédé à l'intronisation de
6 nouveaux Aumougneux lors de son quatrième chapitre
ce 19 février 2005. Découvrons ensemble les
candidats au travers de leur harangues de présentation,
texte en alexandrins lu par leurs parrains :
Paulette DELBEKE
Bernadette GUYOT
Philippe HORMAN
Nicolas KESTEMAN
Caroline MALISOUX
Benoît MARCHAL
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Paulette DELBEKE
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Paulette nous vient des Flandres, mais elle est bien Wallonne
Depuis quasi trente ans qu’elle habite à Malonne
Paul et Sophie, comme elle, aiment bien voyager
Tandis que son Eric est plutôt « casanier »
Paulette parcourt le monde avec un groupe d’amis
Qui l’accompagnent en Inde, en Chine ou à Paris
Ces collègues de Namur, de Liège ou bien d’ailleurs
Chacun d’eux l’apprécie, pour ses rires, son grand cœur
Simple exempl’ épinglé, lors d’un voyage en Inde
Elle leur fit transporter de gros « ballots » de linge
De quoi laisser là-bas, chez la Mèr’ Thérésa
Vêtements en tout genre, chemises, pulls ou pyjamas
Paulette est enseignante, elle aime s’activer
Et l’école lui réserve nombr’ opportunités :
Infirmière, prof de sciences, elle a tout essayé
Toujours pour un coup d’main vous pouvez la trouver
Elle aime faire la fête, même si trop souvent
C’est depuis la cuisine qu’elle vient voir …en coup d’vent
Les repas conviviaux, les banquets fastueux
Peuvent s’organiser, c’est pour elle…un grand jeu
A la fête au village ou à la Cabusaille
Vous la placez à table… on la r’trouve…au travail…
Paulette est une sportive, elle aime la marche à pied
Sa passion : la montagne, le traiking au Tibet
A elle les grands espaces et les longues randonnées
Les paysages immenses qu’elle peut photographier
Mais que fait-elle l’hiver ? quand enfin au logis
Le climat rigoureux la mène à la sagesse
Alors…dans ces moments, dans le calme, sans le stress,
Répare chaises, fauteuils, le voilà son hobby !
Paulette a un secret, personne ne s’en doute
Elle rêve d’un jumelage, elle n’a pas peur des routes
Vers un coin d’Italie, envers lequel elle garde
Un pt’it brin d’affection…pas loin du lac de Garde
Sabs doute aussi là-bas ont-ils des Confréries
Des pâtes – Gorgonzola, ou bien des Grissini…
Attention les amis, car en l’intronisant
Le ver est dans le fruit et grignote lentement
Notre Aumougneux « Paulette » n’est pas une eau qui dort !
A notre Confrérie la voici en renfort !
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Bernadette GUYOT
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Notre amie Bernadette, Malonnoise jusqu’au bout
Fut celle qui conçut, pour notre confrérie,
Le conte qui nous dit comment on découvrit
La recette autrefois de l’aumônière aux choux.
Un jour pour papoter, un autre pour conter,
Elle est femme à tenir et dompter sa parole,
Capable de jouer, quand il le faut, le rôle
De la « femme du chef », de « dame » du quartier.
C’est ainsi qu’une nuit, quand des hurluberlus
Vinrent avant le Grand Feu, allumer le bûcher,
Elle n’hésita point, en légère tenue,
A leur donner la chasse… voire à les affoler !
Déjà dans sa jeunesse, elle était animée
D’idées soixante-huitardes, et ne pouvait souffrir,
L’injustice à l’école ; elle sut réagir
Même en prenant le risque d’en être renvoyée.
Elle adore la nature et peut s’y attarder
En rentrant de voyage, même quand au quartier,
Amis et familiers venus fêter ses ans,
S’impatientent à attendre… quelques heures durant.
Toutes ces qualités suffisent amplement
Aussi l’accueillons-nous en notre confrérie
Elle y est bienvenue, qu’elle y vienne souvent
Qu’afin nous festoyions, et qu’ensemble l’on rie.
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Philippe HORMAN
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Erpentois d’origine, Malonnois d’adoption,
Philippe depuis toujours, est coutumier des chutes.
Un vrai puzzle vivant, tant on l’a réparé,
Sa femme en l’épousant l’aurait reçu en kit.
Ingénieur ingénieux, quand lors d’un camp parents
L’eau manque de pression, il remédie à ça,
Bricole quelques vannes pour la joie des campeurs
Mais prive deux villages de toute goutte d’eau.
On le sait très serviable, il est « l’ami de tous »
Travailleur bénévole, sans ménager sa peine
Il construit ou répare tantôt les locaux scouts
Et tantôt les décors avec les Vrais amis.
Il rit parfois si fort qu’il tombe de sa chaise
Et vérifie l’adage « le ridicule ne tue »
Déguisé en naïade d’Alerte à Malibu
Ou bien en Maïté, dansant le french cancan.
Allergique aux insectes, souffrant du rhume des foins
Il mange dans le noir, le soir sur sa terrasse
Mais il n’hésite pas rentrant d’chez son voisin
A s’endormir dehors, couché dans l’barbecue.
Cartésien pur et dur, si notre ami Philippe
Aime les parallèles, ce n’est pas en médecine.
Cela pourrait pourtant atténuer peut-être
Un peu ses ronflements devenus légendaires.
Très curieux de nature, il goûte à tous les plats,
Même à un œil de bœuf ou au morceau de rat
Mais ne digère plus l’ail depuis qu’à son mariage
Il dut en déguster une soupe toute entière.
Nous nous réjouissons en t’accueillant Philippe
De goûter avec toi à la gastronomie
De te voir costumé, de faire la fête ensemble
Ou d’être secoués par un de tes fous-rires
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Nicolas KESTEMAN
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Déjà petit garçon Nicolas hausse le ton
C’est qu’il possède tôt un sacré caractère
Quand il n’est pas d’accord et qu’il veut dire non
Il recourt facilement à des petites colères
Gourmet il l’est sûrement, gourmand serait mieux dire
Car ses tout premiers pas, c’est aux fruits qu’il les doit
Il a suffit d’une fraise pour le faire partir
Et aujourd’hui encore il en reste fana
Il avait une passion, fabriquer des desserts
Une prédilection pour ceux en chocolat
Jusqu’en Suisse il irait, si c’était nécessaire
Car là-bas ce produit est de tout premier choix
Nicolas aime les blagues, il en est coutumier
Rien ne peut l’arrêter, même lorsque dans le foin
Pour embêter le groupe il reste bien caché
Et fait en sorte que tout le monde rate le train
Tous les scouts l’aiment bien, c’est un roi du boulot
Et quoi qu’on puisse en dire, il est très mécanique
Même si judicieusement son totem est POTO
Il n’est pas pour autant un bonhomme électrique
Nicolas est studieux, chercheur et économe
Même si dans le secondaire il fallait le pousser
Car dans ses hautes études c’est un sacré surhomme
Et il faudrait beaucoup pour le faire arrêter
Après un excellent graduat en chimie
Il souhaite d’un docteur avoir tous les airs
Et même cette biologie moléculaire
En licence ne peut encore le satisfaire
Il aime son village et ses bonnes aumônières
Toujours il est présent pour donner un coup de main
Et quand demain il va choisir une commère
Sans nul doute il prendra Anne Laure Berhin
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Caroline MALISOUX
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Déjà petit bébé, mademoiselle souriait
Qui aurait dit alors en voyant cette gamine
Que dans la confrérie sa place elle trouverait
Vous l’avez reconnue, c’est notre Caroline
Très tôt elle affectionne des saveurs sans pareilles
Et dès l’age de cinq ans pour bien se parfumer
Elle applique une couche derrière ses oreilles
De bon fromage de Herve si possible affiné
Caroline est serviable, et ne craint le fardeau
Revenant de l’école, cette petite fillette
N’hésite pas à dire à son frère jumeau
Ne force pas Christophe, donne-moi ta mallette
Elle possède des dons, surtout d’imitateur
Et son show est teinté d’une douce frénésie
Lorsque lui vient l’envie de devenir chanteur
Et de chanter bien fort : j’aime, j’aime la vie
Les animaux pour elle sont des êtres sacrés
Elle aime son chien Tobby, et doit faire belle figure
Quand Calys sa perruche, comme pour la narguer
Lui donne du souci et déchire ses tentures
Sa générosité est une chose peu banale
Elle aime se donner sans jamais demander
C’est ainsi qu’elle enseigne dans l’enseignement spécial
Ou elle recueille déjà des plaisirs mérités
Elle soigne son physique pour toujours mieux nous plaire
Et n’hésite jamais à faire de la bronzette
Malgré les remontrances de Mamoune sa grand-mère
Qui voudrait l’empêcher de devenir starlette
Fidèle en amitié elle aime s’amuser
Et elle n’est jamais prête à se coucher bien tôt
Surtout lorsqu’il s’agit de bien organiser
Avec ses amis des soirées vidéo
Bientôt elle partira, s’en ira à Franière
Dans son appartement rue de la Boulonnerie
Et là-bas elle vantera le goût de l’aumônière
Ainsi que les mérites de notre confrérie
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Benoît MARCHAL
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A l’heure de l’apéro, un dimanche d’été,
Naquit l’ami Benoit, un beau et gros garçon,
Doté dès sa naissance d’une grande soif de vie.
Outre cet événement, la journée fut remplie :
Naissance de porcelets chez sa bonne-maman
Et arrivée du Tour sur les Champs Elysées.
Benoit prit goût très vite, et dès le biberon,
A toutes sortes de goûts et diverses boissons.
Enfant il appréciait jouer entre copains
Et chez ses grands-parents, travailler à la ferme.
Adolescent, il fit du basket à Maillen,
La capitale du monde selon ce qu’il prétend.
Le local de son club, avait un toit de tôles
Où Benoit et ses potes venaient dissimuler
Leurs vidanges de bière… jusqu’à ce que tout s’effondre.
Vous l’aurez donc compris c’est un peu grâce à lui
Qu’à Maillen fut bâti un hall de sports tout neuf.
Toujours empli de vie et de bonnes idées,
Il devint président des jeunes de Maillen.
Fut organisateur de mille activités,
Assurant en Mazda le ravitaillement
Boissons, bien entendu, des randonnées vélo.
Pour financer l’auto, il éleva des lapins,
Signe déjà alors de son sens du commerce.
Anecdote illustrant sa grande soif de vie :
Un jour à la maison, il fêtait un copain
Sa mère trop tôt rentrée, ouvrant la porte du poêle,
Fut surprise d’y trouver un amas de vidanges.
Au Moulin de Solière, il rencontra Gene.
Il aurait parié, avec un bon copain :
« C’est elle que je veux, elle a l’air bien sympa ».
Depuis de cette union naquirent Claire et Cyrille.
Quand il est avec eux, vous pouvez le surprendre
Marchant à quatre pattes ou couché sur le dos
Se faisant chatouiller par les enfants hilares.
Gene se dit parfois qu’c’est trois enfants qu’elle a.
Mais que dire du ménage ? Ce n’est pas son dada !
Capable de chercher le sucre dans le frigo
Ou d’entamer ensemble 5 pots de confiture.
Pour être intronisé, Benoit devrait savoir
Qu’un aliment congelé, pour être consommé
Réclame malgré tout une bonne cuisson.
Qu’un fer à repasser ne doit pas être trop chaud.
Passer l’aspirateur ou même faire le lit
Lui donne de l’allergie et très mal à la tête.
Pour brancher l’téléphone, il lui faut Belgacom.
Les travaux en cuisine, c’est pas vraiment son truc
Il préfère les salons, peut-être même les foires.
Depuis quelques années, c’est sa propre entreprise
Que Benoit a créée « Vins bières et compagnie ».
Il adore son métier, y passe tout son temps
Et ne part en vacances qu’avec son GSM.
Il n’oubliera jamais ce soir de février
Où ses nouveaux locaux furent inaugurés,
Ainsi que le baptême de la bière Gribousine.
Si vous l’interrogez sur la bière et le vin,
Sur ses exportations, Benoit sera lancé :
L’Australie, Singapour, le Mexique, le Danemark…
La foire de Barcelone où dès le premier soir
Il avait épuise, la moitié du budget
Vous aurez bien du mal alors de l’arrêter.
Que dans la confrérie, tu puisses enfin trouver
De quoi bien étancher ta grande soif de vie !
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