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Les intronisés de 2004

Le Grand Conseil de la Confrérie de l'Aumônière de Malonne a procédé à l'intronisation de 6 nouveaux Aumougneux lors de son troisième chapitre ce 14 février 2004. Découvrons ensemble les candidats au travers de leur harangues de présentation, texte en alexandrins lu par leurs parrains :

Joseph DAFFE
Michel GOFFLOT
Jacky HENRY
Philippe HOUBION
Anne-Christine MAINIL
Guy MAQUET

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Joseph DAFFE

"

Quand on parle à Joseph, il faut le faire en chiffre
Car pour lui ce langage, c'est celui qu'il déchiffre
5340, c'est le code du postier …
Sorée est son pays, c'est bien là qu'il est né.

5020, il s'installe, c'est grâce à sa moitié
Saint-Berthuin et le Fond sont pour sûr son quartier
Où s'exercent ses talents de mathématicien
Où se pratiquent aussi ses dons de comédien

Sobre comme un chameau, il ne boit pas de d'mi
Mêm' lors des longu's soirées avec " les Vrais Amis "
Qu'il dirige avec soin et … de saintes colères
Faire à la six, quatr' deux, n'est pas dans ses manières

Si un jour avec lui vous avez à traiter
Voici quelques conseils qu'on peut vous suggérer :
D'abord être au plus clair avec vos intentions
Ensuite, ni une, ni deux, viser la perfection

Pouvoir se mettre en quatr' au service des autres
Et pour le bien commun toujours être l'apôtre
Règl'de trois, preuv' par neuf sont de bonnes façons
Puis bien sûr pratiquer la récupération …

Tout comme un écolo, le moindre bout d'papier
Pour ses notes futures est à mettr' de côté
Y suivre ses corrections n'est pas une chose aisée
C'est comm' dans un jeu de piste : on y passe la soirée

Son souci d'équité est proche de la légende
Celui d' la perfection est une chose qui le hante.
Pas étonnant dès lors qu'on le trouve en moins d'deux
Après seul'ment trois ans parmi les Aumougneux

A Malôn.ne on n' saureu dire do mau d'nos Djosef
N'èst-ce nin li, nos soçon, qu'a scrit " soper d'sukès " ?
Et sin dire pô çola qu'il è sét d'pu qu'tot l's ôtes
C'est bin li qu'èst vrémin li mès di nos Walon.
Djosef èst todi prèt à nos causé walon,
E si va co è scole, c'èst po bin nos mostré
Qui nos lingadge èst bia et qui vaut todi l'pweine
Din tote nos bèles familes di co longtimps l'causé

Son goût pour l'aumônière n'est plus à mesurer
Après bien des spectacles elle y fut proposée
A voir le trente et un sur lequel il s'est mis
Ce doit être un grand jour, pour notr'homm', aujourd'hui

26 800 jours d'une vie bien remplie
Il èst grand timps, Djosef, dè vnu din l'confrérie.
Il devient l'Aumougneux quasi le plus âgé
Celui qui n'me croit pas n'aura qu'à calculer

Et comment pourrions-nous de Joseph nous passer
Car nous savons aussi que nous pouvons compter
Pas aussi bien que lui, mais bien compter sur lui
Bienvenue, cher Joseph, dans notre Confrérie .
"
                                                                     

 

 

 

 

 

 

 

 

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Michel GOFFLOT

"
C'est un petit village, pas très loin de Virton,
Qui vit l'ami Michel naître dans son giron.
Le genre de village, comme on dit par ici
Que l'on a rallongé, aux billes de chemins d'fer.
Village nommé Bleid, c'est comme je vous le dis
Vous l'ignorez peut-être mais il en est très fier.
Surtout ne dites pas qu'il s'agirait d'un " bled ",
Même si " blé " s'écrit " B ", " L ", " E ", " I ", " D ".

Si vous ne savez pas vraiment les distinguer
Tant l'Ardenne et la Gaume peuvent se ressembler,
N'allez pourtant pas dire à notre ami Gaumais
Ce serait le vexer, que c'est un Ardennais.
Et Virton est en Gaume, soyez-en assuré,
Michel sera bien là pour vous le rappeler.

Est-ce encore un vestige d'une telle origine,
Dans la famille Gofflot, pas question de télé.
Ca pourrait pervertir les trois gamines
Et leur emplir l'esprit de méchantes idées…
Mais quand c'est soirée foot, sacrilège il n'est
plus question
Quand Ernest le voisin propose sa télévision

Dans toute la famille on l'appelle " Racaillon "
C'est à dire ramoneur dans le parler Gaumais.
Il n'est pas le dernier à faire des bêtises,
Comme se promener sur le toit d'la maison
Pour regarder de près l'action du ramoneur,
Ou jouer passe-muraille dans un style bien à lui
En passant tout son poing au travers d'une vitre.

Mais n'allez pas penser qu'il n'est qu'un casse cou,
Car notre ami Michel est aussi très sensible.
A ce point que maman pour son cher petit bout
Devait chanter un air pour qu'en paix il s'endorme
Chaque fois que papa se rendait au bowling.

Quant à l'aviation, entre Michel et elle,
C'est une longue histoire et c'est un grand amour.
il collait des maquettes Déjà petit enfant,
Et bien des années plus tard,
Après moult détours
De la force aérienne,il rejoignit les rangs

Et comme toute grande histoire d'amour,
Celle qui unit Michel à l'aviation
Connaît des hauts et des bas.
De par les acrobaties de ses collègues
L'estomac retourné il aura
Car, hé oui, le mal de l'air il a

Quand Michel atterrit, c'est à Malonne qu'il bivouaque.
Dans le village, il est connu pour sa générosité et son
sens du service.
Ce passionné d'histoire, avec un grand H,
Est aussi quand il le veut quelqu'un de très sérieux.
Michel est aimé de tous, et en particulier des microbes,
Auxquels il est parait-il vraiment très attaché.

Michel est aussi un grand sportif et un tout aussi
grand râleur :
Ou devrais-je dire mauvais perdant.
Vous êtes-vous déjà posé la question de savoir
Pourquoi il inscrit chaque année aux 24h volley
Une équipe de militaires sur- entraînés
Dans la catégorie " super touristes retraités " ?

Puisque tu viens du terroir,
Que tu peux participer, t'amuser et boire
En un mot comme en cent
Les aumougneux te le disent sincèrement,
Bienvenu à bord mon commandant
"                                                                  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Jacky HENRY

"
Né à l'aube de ce bien rude hiver cinquante-quatre
Le dernier des Henry mais premier pour se battre
Il défend sa famille et tous ses bons amis
Venait de naîtr' la légende du p'tit kiki

A ses deux ans, diplômé comme plus beau bébé
Jacquy trouve qu'il en a déjà bien assez fait
Un bon diplôme pour assurer sa destinée
Ce petit bout d'homme doué a déjà donné

Puissant comm' le cheval, piquant comm' le scorpion
P'tit kaid de Bouge, terreur de la récréation
Défendra sans compter son grand frère plus âgé
Apprenant le judo pour sauver son ainé

Craint constamment par les enfants de son quartier
Ses parents tentent péniblement de le dresser
Même un plus âgé, un plus gros ou un plus grand
Personne ne résiste, il pratique le " rentre dedans! "

Mais très vit' le petit Jacquy au gros coeur tendre
Va trouver son chemin sans devoir se défendre
Amoureux des oiseaux, passionné des chevaux
Il consacre ses loisirs à ses deux animaux

Adepte de la reproduction à distance
Creuse un trou dans le mur de sa petite chambre
Croyant que les volatils des deux pièces voisines
Parce qu'ils se sont vus lui feraient des petits.

Par sa marraine qui épouse Eugène Mathy
Parent de François médaillé olympique
Notre Jacquy découvr' le grand monde hippique.
Aux écuries très tôt, il propose ses services.

Notre Jacquy ne manque pas de savoir-faire
Les chevaux, il les entraine, les monte, les ferre
IL n'est pas peu fier notr' petit gars de Bouge
Des bons résultats de son champion " Moulin Rouge "

De sa future belle soeur, il en fait son épouse
Marié à Colette en juillet septante-huit
Sébastien, Marie et Aline grandissent et poussent
Installé à Malonn', la p'tit' famille profite

Marteaux et enclumes résonneront bien vite
Des hauteurs de Malonne le forgeron s'agite
Les commandes affluent, le garage est étroit
Construit son atelier et là y est le roi !

Il lui faut un camion, c'est une nécessité
Le premier démarrait avec ou sans la clé
Le blanc trop petit pour ses nombreux vrais amis
Le rouge est aujourd'hui sa nouvelle ferrari

Toujours disponible pour les amis de Malonne
Transporte à tout' heure pour tout le monde et personne
Troupe scoute, théâtre, confrérie te remercient
Le beau camion de Jacquy c'est le nôtre aussi !

Te conseillons de le bâcher sans trop trainer
Matériel au fossé ne doit plus t'arriver
Sachant que tu nous aimes, tu feras de ton mieux
C'est pourquoi, aujourd'hui, tu deviens aumougneux!
"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Philippe HOUBION

"
Mille neuf cent cinquante sept, par un beau jour d'été
Pour Pol et pour Odette, c'est la joie, la gaieté
C'est que dans cette famille déjà bien animée
Arrive par bonheur un joli nouveau né

Notre Philippe est là, tout rose et bien vivant
Il est le plus gentil nous a dit sa maman
Sa jeunesse il la passe dans les rues d'Insevaux
En pratiquant le sport pour toujours rester beau

Une fois devenu grand il doit bien travailler
Ce qui ne fait pas peur à cet homme éclectique
Et c'est à la Province qu'il va se consacrer
En tant que niveau un dans les services techniques

Il adore son village et toutes ses traditions
C'est ainsi qu'on le voit les jours de procession
Portant sur ses épaules avec un air serein
La châsse contenant les os de saint Berthuin

Le soir de mon mariage, il lui prend un caprice
Il veut poursuivre la fête jusqu'au petit matin
A tel point qu'à six heures devant chez les CLARISSES
Il abandonne Stéphane, sa voiture et revient

Il aime tout le monde et n'a pas d'ennemi
Et souvent on le voit lorsque tombe le soir
Avec son fidèle chien qui s'appelle Patchouli
Se promener gaiement tout le long du Landoir

Sur lui on peut compter sans jamais hésiter
Toujours il sera là sans se faire prier
Avec Phil, pas de problème, rien que des solutions
Et l'expérience nous montre qu'il a souvent raison

Le tennis il connaît et pratique très bien
Au grand dame de Domi ; pardon Madame Maillen
Et parfois on perçoit dans un sourire câlin
Un peu de jalousie face à Justine Henin

Philippe c'est un mari, un copain, un ami
Qui sait se faire discret si on ne l'interpelle
Et je puis affirmer sans le moindre souci
Qu'à l'aumônière toujours il restera fidèle.
"

 

 

 

 

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Anne-Christine MAINIL

"
Ha, quelle belle surprise pour le pharmacien Pierre
Quand après deux garçons arrive une coquine
Il aime sa petite et n'en est pas peu fier
Vous la voyez ici, il s'agit d'Anne Christine


Toute petite déjà elle avait de la voix
En vacances à la mer elle en faisait état
A tel point que son père qui en devenait blême
L'avait rebaptisé du beau nom de sirène

Anne Christine a grandi en quête de savoir
Exerçant ses talents de fouille dans les tiroirs
Si bien que sa maman un peu désabusée
Des armoires avait dû enlever les poignées

La voici maintenant en jolie jeune fille
Qui ce soir rentrera dans notre confrérie
Qu'il est bien loin hélas, le chant de la sirène
Qui aujourd'hui déjà, des enfants est la reine

Car c'est à ces petits qu'elle veut se consacrer
En apprenant pour eux un des plus beaux métiers
Celui qui tous les jours lui donnera chaud au cœur
C'est vous vous en doutez celui de professeur

Ils seront bien gâtés tous ces petits potaches
Quand ils recevront d'elle le savoir initial
Et c'est sans aucun doute son amour pour les vaches
Qui fera d'Anne Christine un enseignant génial


Elle aime partager, sans jamais rien compter
Et toujours elle est là avec son énergie
Il n'est point nécessaire de devoir demander
Anne Christine est présente et on la remercie

Son calme et sa patience, parfois son air austère
Sont des atouts majeurs pour cette cantinière
Qui dans le bataillon des Zouaves de Malonne
Sait doser les rations, comme une vraie patronne

Quand on voit qui réside près de sa maison
Joseph, Daniel et Yves, trois joyeux compagnons
On peut comprendre pourquoi de notre confrérie
Elle a de suite dit oui pour en faire partie.
"

 

 

 

 

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Guy MAQUET

"
D'un côté Neufchateau, de l'autre Florenville,
Connaissez-vous ce coin appelé Martilly ?
C'est là que vit le jour, loin des bruits de la ville
Chez le maître d'école, un fils prénommé Guy.

Son papa y tenait l'école du village
En reprenant déjà la place du grand-père.
Que voulez-vous qu'il fit après un tel lignage
Si ce n'est embrasser lui aussi la carrière ?

Il s'en fut à Verviers, apprendre les recettes
Et la pédagogie que possède un bon maître.
Il obtint son diplôme dès l'année 57,
Année exceptionnelle puisqu'elle me vit naître.

Il aurait bien aimé l'éducation physique
Mais dut prendre la craie en bon instituteur
Et se rendre à Nivelles, où il mit en pratique
Ce qu'il avait appris avec autant d'ardeur.

Pour servir son pays il prit d'autres chemins
S'en alla au Congo, pour " Tosali Sana ",
Qui veut dire " aidons-nous " en langue lingala,
Et fit classe en première à quarante bambins.

Là-bas à Kamina ou à Léopoldville,
Il serait reparti mais les événements
De 1960 rendaient bien difficile
Pour notre instituteur un tel engagement.

Auriez-vous deviné qu'il vienne à se marier
A une institutrice… dont je tais le prénom…
Avec leurs deux enfants, ils vinrent s'installer
A Malonne où il fut directeur en fonction.

Depuis toujours enclin à se mettre au service
De ses concitoyens et de la société
A l'appel du parti il vint se présenter
Et c'est aux communales que l'homme entra en lice.

Les associations et autres clubs sportifs
Savent le bon accueil qu'on recevait chez lui
Et ses locaux scolaires ont maintes fois servi
A bien des assemblées et aux soupers festifs.


Enseignant, politique, il est sportif vaillant
A vélo ou à pied, le foot à la télé.
Aujourd'hui retraité il se consacre autant
Aux joies de la famille qu'à la " joie du foyer "

Puisqu'il aime Malonne à tel point qu'il souhaite
En faire profiter de nouveaux habitants
Il est tout indiqué que nous lui fassions fête
En l'accueillant ici et en l'intronisant.
"
                                                         

 

 

 

 

 

 

 

 

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    Dernière mise à jour : Sunday 24 February, 2008
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