Comme le veut la tradition malonnoise, c'est vers 20 heures que les groupes de marcheurs se mirent en route au départ des différents quartiers, emmenant enfants et adultes à la lueur des torches par les chemins du village. Une ambiance un peu mystérieuse renforcée par la magie des contes.
Quand tous furent rassemblés autour du gigantesque bûcher confectionné dès le matin par une solide équipe, c'est aux intronisés de l'année dans la confrérie de l'aumônière que revint le privilège de bouter le feu au son des djembés. En quelques minutes seulement, les flammes dépassèrent la fumée et dessinèrent dans la nuit un brasier rougeoyant. Plusieurs centaines de personnes étaient rassemblées pour voir brûler le bonhomme hiver et, comme le vent était de la partie, il ne fallut pas longtemps pour que les flammes s'en emparent.
Pour ceux que le feu ne parvenait pas à réchauffer, barbecue, vin et chocolat chauds, et même, cette année la « soupe de l'aumougneux », réalisée sur base des choux cultivés avec amour dans le « jardin des choux » de la confrérie, pouvaient rencontrer tous les goûts. Sans oublier bien sûr la gribousine et autres boissons locales à base de houblon, qui rafraîchissaient les gosiers asséchés par la fumée.
Comme s'il avait peur de voir le feu s'assoupir, le vent redoubla de virulence en fin de soirée, ce qui obligea à un « déshabillage » des tentes en catastrophe, avant que les bâches ne s'enfuient d'elles-mêmes dans des directions incontrôlées. Derniers soubresauts de l'hiver sans doute, avant que le printemps ne s'installe définitivement…
Un grand cru pour ce grand feu 2007, qui devient un événement incontournable du folklore malonnois et rassemble un public de plus en plus large, où l'on se réjouit de rencontrer toutes les catégories d'âge dans un joyeux mélange social… |